Happy Birthday à nos twins préférés!!
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Titre : Jeu malsain
Genre : Tragédie
Personnages : Tom et Max. Apparition du reste du groupe.
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Je ne pensais pas un jour tomber aussi bas. Atteindre le point de non retour. Me regarder dans le miroir et ne ressentir que du dégoût. Pourtant, j'étais une fille très prétentieuse, trop même. Je m'aimais et faisait preuve d'une trop grande confiance en moi. Tout le monde m'aimait. J'étais un modèle pour toutes les adolescentes. Normal pour une personnalité comme moi. J'étais Max. La grande chanteuse du moment. Je faisais de grandes tournées mondiales. J'étais dans toutes les soirées branchées. Mes albums se vendaient en millions, je raflais tout les prix. Je côtoyais les plus grandes stars du monde entier. J'étais adulé, envier, jalousée... Et je le savais parfaitement. Je vivais dans le luxe, m'offrait tout ce que je voulais, dépensait sans compter.
Je n'avais pas réellement de petit ami, préférant privilégier les histoires d'une nuit. Et encore, sur ce terrain là, j'étais très difficile. Je ne prenais pas le premier venu mais du premier choix.
C'est comme ça que tout avait commencer d'ailleurs. Une grande soirée. Des stars internationales. De beaux garçons. Ce garçon. Des regards en coins, quelques sourires. On avait fini la soirée à l'arrière de ma limousine. Il m'a proposé de se revoir, pour remettre ça. D'abord étonné, j'ai accepté en repensant au pied que je venais de prendre. On s'est revu plusieurs fois, uniquement pour le sexe et c'était toujours meilleur à chaque fois.
Flash Back
Ce soir, je suis dans ma chambre d'hôtel en sa compagnie. On vient de terminer. Il est sur le dos, je suis à coté de lui, une main sur son torse. On essaie de reprendre notre respiration. Les gouttes de sueur dégoulinent.
- Tu fais beaucoup de sport ?
- Pas plus que ça, me répondit-il.
- Tu te piques alors ?
- Non ! Pourquoi ?
- Tu m'as tué !
- Je sais, je sais. J'assure. C'est ça la classe.
Il rit en se dirigeant dans la salle de bain. J'entends l'eau de la douche. Après un quart d'heure, il revient, dégoulinant, une serviette autour de la taille. Il se met à genoux sur le lit et s'approche de moi.
- Tu seras à la remise de prix à Berlin dans 15 jours ? Lui demandais-je.
- Bien sur ! Tu veux qu'on remette ça ?
- Uniquement si tu te sens capable de me faire crier plus fort que cette nuit, répondis je, une lueur provocatrice dans les yeux.
- Hmmm, gémit-il avant de s'approcher de mon oreille pour chuchoter. Tu vas hurler.
Il se recule, me sourit. Il enlève sa serviette et se rhabille. Une fois prêt, il se dirige vers la porte qu'il ouvre.
- Tom !! Ta serviette ! Dans le panier s'il te plait !
- Tu n'auras qu'à la mettre à ma place.
- Tom !!!
- Tu n'as qu'à m'attraper. Je te conseiller cependant de t'habiller car les gens vont se poser des questions à te voir courir à poil. Le temps que t'enfiles quelque chose, je serais déjà parti.
Je lui balance mon coussin qu'il évite de justesse.
- A dans 15 jours chérie !
Il ferme la porte derrière lui. Je me lève à mon tour et part dans la salle de bain en prenant sa serviette en passant.
15 jours après
Je suis dans ma limousine, en direction de la remise de prix. J'ai revêtue une robe haute couture et tout ce qui allait avec. Je regarde par la fenêtre et soupire, ennuyé par la lenteur de mon chauffeur. Mon portable vibre. Un message.
Hôtel Ritz – Chambre 756 – 23h45
Ne sois pas en retard.
T.
Penser a mes projets après la soirée me ravie et c'est avec le sourire que je défile sur le tapis rouge.
23h08
Je quitte la soirée avec 4 prix. Fière de moi, je salue mes fans tout en me dirigeant vers le véhicule qui m'emmener à mon hôtel. Son hôtel. On est dans le même.
Arrivée, je signe quelques autographes à l'entrée, prends quelques photos et monte enfin. Je passe d'abord à ma chambre, prendre une douche rapide et me débarrasser de cette robe qui m'empêche de respirer correctement. 23h27. Tant pis, il m'attendra. Se faire désirer, c'est le secret. L'attente va le rendre fou et il va être chaud comme la braise.
00h12
C'est avec du retard que j'arrive devant la porte et toque. Il ouvre, torse nu et me reluque de haut en bas.
- J'ai failli attendre.
- Problème de tenue, dis-je d'une manière sensuelle tout en m'approchant et en passant ma main sur son entre jambe. J'en ai essayé plusieurs. Au dernier moment, je voulais changer mais j'ai du mal à dégrafer tout ça, repris-je en enlevant mon blouson laissant à sa vue, un ensemble assez osé de petite écolière (je savais que c'étais son fantasme). Tu penses que tu peux m'aider ?
Je m'assoie sur le lit, prenant soin de prendre une position provocante histoire de lui faire fermer la bouche le faisant ressemblé à un poisson mort.
- Wouha, Max...
- Non, Monsieur, lui dis-je d'une voix enfantine mais sensuelle (oui de sal***pe). Max n'est pas là. Je suis Kim. On m'as envoyé ici en retenue.
- Oh...
- J'ai vraiment été très très vilaine. Et je dois être sévèrement punie.
Il s'approche, sourire aux lèvres. Il s'allonge sur moi.
- Je vais remédier à ce petit problème. Malheureusement pour vous mademoiselle, je sais me montrer très ferme, dit-il en m'attrapant fermement la cuisse pour la faire remonter sur sa hanche.
2h plus tard.
J'étais allongée. Lui était adossée à la tête de lit et me caressais l'épaule du bout des doigts. Le silence était agréable mais il le rompit.
- Et si je proposais un truc.
- Quoi donc ?
- Et bien tout les deux, on s'entend plutôt bien sur le plan sexuel.
- Plus que bien oui.
- Oui bon. Enfin bref, je me disais, enfin tu vois, qu'on pourrait avancer d'un pas.
Je me relève aussi sec.
- Tu parles d'engagement.
- Oui et non. Disons qu'on pourrait rester ensemble mais sur le plan sexuel.
- Je ne saisis pas très bien. C'était clair entre nous, ce n'est que du sexe.
- Oui c'est ce que je veux dire. Mais garder ça rien que pour nous. Je veux dire qu'on n'est pas un couple, on peut flirter à droite à gauche, sortir avec d'autre gens. Mais on se garde l'exclusivité de l'acte.
- En gros tu veux dire que je peux draguer, allumer, embrasser n'importe qui mais je n'ai le droit de coucher qu'avec toi et vice versa.
- Oui. C'est peut être tordu comme ça. Mais aucun de nous ne veux s'engager alors que le sexe ensemble c'est explosif !
- Je te l'accorde. Je pense que c'est une idée.
- Alors c'est d'accord ?
- Ok !
Fin Flash Back
Cependant je ne pensais pas que ça allait être différent. Je me doutais au fond de moi-même que cela entraînerait obligatoirement quelque chose. Inconsciemment, des sentiments finiraient par apparaître, des liens à se créer. J'aurai du refuser, me dire qu'il avait fait son temps dans mon lit et qu'il était temps de laisser la chance à quelqu'un d'autre. Mais le plaisir qu'il m'apportait ne me permit pas de le laisser partir.
Entre nous régnais une réel passion et nos ébats étaient de plus en plus intense.
Je savais pourtant que même si on était libre à côté, une jalousie viendrait s'installer surtout de mon côté. Au début, je m'en fichais mais au fur et à mesure, en le voyant rire avec d'autre fille, je changeais d'humeur aussi soudainement qu'on ne me reconnaissait plus. C'est comme si un serpent montait lentement en moi et qu'il allait finir par sortir et cracher tout son venin. C'est arrivé, un jour.
Flash Back
Encore une soirée de plus. Tom et là avec son groupe. Je me lasse beaucoup de ces soirées car je dois attendre de longues heures afin qu'il daigne monter dans sa chambre ou me rejoindre dans la mienne. Avant j'adorais m'amuser, danser, boire un coup et faire la fête. Maintenant je n'y vais que pour voir Tom. Chose absurde du fait que personne ne sait qu'on se fréquente sauf un de mes gardes du corps et la femme qui s'occupe de ma chambre. Je ne suis même pas sur qu'il l'a dit à son frère.
Alors que je le regarde de loin, je parle avec d'autres hommes et garde tout de même un ½il sur lui. Il me lance quelques coups d'½il, juste pour voir si je ne me suis pas enfuit mais c'est tout. Il parle à une fille. Une blonde avec des jambes interminables et des seins qui semble sur le point de lui péter à la figure. Ok, il peut draguer qui il veut mais il pourrait avoir un minimum de goût. Je m'assoie au bar et demande un cocktail. Une main apparaît sur le bar à côté de moi et une voix demande une boisson. La personne s'assoit à côté de moi. Je ne tourne pas la tête. En vérité, je ne suis pas intéressé par les gens en temps normal.
- Seule ?
- Grand observateur.
- C'est bête de s'isoler à une aussi chouette soirée.
- Qui vous dit que je m'isole ? Peut être que personne ne veut de moi.
- Sa je ne pense pas qu'un homme puisse ne pas vouloir de vous. Ou alors il serait bien assez fou.
Je tourne la tête et sourit à mon voisin. Un ami de Tom. Un membre de son groupe.
- Georg.
- Max.
- Alors comme ça, tout le monde ici ce soir est assez fou pour vous repoussez ? Heureusement qu'une âme aussi généreuse, tel que moi, soit là pour vous tenir compagnie.
- C'est gentil de vous dévouer.
Je tourne la tête pour essayer de repérer Tom. Il est un peu plus loin, toujours avec la blonde qui se colle maintenant à lui. Elle serait gentille de ne pas me le salir. Il sourit et tourne la tête. Nos regards se croisent et il m'interroge du regard quand il constate que je suis avec un de ses meilleurs amis. Je lui sourit et retourne la tête vers Georg.
- Alors on parle de quoi ? Logiquement commencer une conversation avec un inconnu, c'est lui demander de où il vient, ce qu'il fait dans la vie... Je sais déjà tout ça alors, de quoi on parle maintenant.
Plus tard dans la soirée
On discute encore accoudé au bar et depuis plusieurs minutes, je ne cesse de lancer des regards à Tom qui se trouve plus loin derrière Georg. Toujours avec la même blonde, en train de se tripoter mutuellement. Elle lui dit quelque chose à l'oreille et ils s'en vont tout les deux, vers l'étage.
- Tu m'écoutes ?
- Hein ? Oh, désolé, j'ai eu une absence. Je ne me sens pas très bien, je crois que je vais monter.
- Tu veux que je t'accompagne ?
- Non, je te remercie. Reste et amuses toi. A une prochaine fois peut être.
Je m'éclipse aussitôt après lui avoir sourit une dernière fois. Je traverse le hall de l'hôtel pour atteindre les escaliers. Je monte les marches 4 à 4 manquant de me tordre la cheville. Je traverse le long couloir du premier étage et reprend les escaliers à du bout jusqu'au deuxième. Je traverse aussi ce couloir, jusqu'à m'arrêter devant une porte d'où me vienne des bruits suspect. Elle est entrebâillée et je peux y voir Tom, la tête penché en arrière. En m'approchant, je vois la blonde agenouillée devant lui. Inutile de voir plus, je comprends très bien ce qu'il fabrique et continue mon chemin. Malheureusement le bruit de mes talons a du les perturber car ils sortent de leur cachette alors que je tourne au bout du couloir. J'entend Tom m'appeler mais je fais style de rien et appuis sur le bouton de l'ascenseur, m'énervant face à sa lenteur. Les larmes ont déjà commencé à couler ce qui me rend encore plus furieuse. Depuis quand j'arrive à pleurer ? Une main se pose sur mon bras, je me dégage dans un geste violent et entre dans l'ascenseur qui vient de s'ouvrir. Tom m'y rejoint et m'interroge du regard jusqu'à ce que les portes se ferment.
- Max.
- ...
- Max, s'il te plait.
- ...
Il appuie sur le bouton qui sert à bloquer l'ascenseur.
- Max.
- QUOI ?
- Ce n'est pas...
- SI C'ETAIT EXACTEMENT CE QUE JE CROIS TOM !!!
- On était d'accord.
- NON TOM !!! PAR SUR SA !!! FLIRTER OK !!! MAIS ESCUSE MOI, SE FAIRE TAILLER UNE PIPE, POUR MOI, SA FAIT PARTIE DU SEXE !!!
- Max.
- ...
- Je suis désolé, je ne pensais pas que ça allait te blesser.
- Est-ce que je te satisfais Tom ?
- Quoi ?
- T'as encore envie de moi ? Je t'excite encore ?
- Bien sur que oui ! Tu le sais Max !
- Non je ne le sais pas escuse moi. Quand je te vois te faire sucer dans un placard, non désolé je ne le sais pas.
- Oublions ça !
- NON ? N'OUBLIONS PAS !!! SA T'ARRANGERAIS MAIS NON !!! MERDE TOM, C'EST COMME ME TROMPER.
- On est même pas ensemble.
- ON AVAIT UN ACCORD !!!
- ...
- Ce n'est pas le fait que tu dragues d'autres filles, dis-je totalement en pleurs. C'est que tu vas te satisfaire ailleurs comme si je ne servais plus à rien alors qu'on avait un accord pour ça.
- Max...
- Tu aimes encore ça avec moi ?
- Oui...
- Prouves le !
- Quoi ?
- Ici, maintenant !
- Ecoutes Max, je suis fatigué...
- Tu n'as pas envie ?
- Max...
- C'EST SA ??? T'AS PLUS ENVIE !!!!
Je m'approche de lui et commence à soulever son T-shirt pour déboutonner sa ceinture. Il attrape mes mains et essaye de me faire reculer. Je ne lâche pas prise. J'écarte ses mains et déboutonne la ceinture. Je m'agenouille ensuite devant lui.
- Arrêtes ça, m'ordonna-t-il.
- Non Tom. T'es pas lasser alors prouve le.
- ARRETES !!!
Il me repousse assez violemment en arrière. Je tombe et me cogne la tête à la paroi. Il remonte précipitamment son pantalon et appuie sur le bouton de l'ascenseur pour le débloquer. Il se tourne vers moi et me tend une main que je n'attrape pas. Je suis assise en boules, mes genoux dans mes bras et je pleure. Mon maquillage a littéralement coulé et je ne ressemble plus à rien.
- Max, t'es fatiguée. Je vais te ramener dans ta chambre.
- Ne me touche pas, Tom... Ne me touche plus.
- Max...
- Vas t'en... DEGAGES !!!
Il soupire et dés que les portes s'ouvrent, il s'en va après m'avoir accorder un dernier regard.
Fin Flash Back
Il a essayé de revenir me voir après mais je l'ignorais. Il m'avait même fait envoyer des fleurs pour se faire pardonner. Je lui en voulais trop encore. Pour le rendre jaloux, j'avais dragué son ami Georg. Il ne disait rien mais je voyais la rage enflammer ses yeux. Georg avait compris pourquoi je m'intéressais à lui, sans pour autant savoir que c'était pour Tom, alors il écarta ma proposition gentiment.
Je me suis donc mis en chasse d'autre homme, mettant Tom de plus en plus en colère. Quoique l'on dise, des sentiments étaient nais pendant notre « histoire » et maintenant, on était malheureux tout les deux, mais on ne le montrait pas.
J'avais encore besoin de lui. Il était devenu ma bouffée d'oxygène, ma bouée de sauvetage. Mais il m'en voulait. Il ne voulait plus m'adresser la parole et m'évitais à toutes les soirées où nous sommes. Je le provoquais encore et encore sans savoir qu'un jour cela me mettrait dans de sales draps.
Flash Back
Encore une soirée. Une de plus. Je ne les compte même plus. Encore une fois, Tom est là. Il m'ignore. Le peu de regards qu'il me lance, c'est pour me mépriser. Je suis sur les genoux d'un grand milliardaire que j'ai allumé ce soir dans l'espoir de rendre Tom fou. L'homme me caresses les cuisses et sirote son champagne. Au bout d'une heure, Tom et son groupe remontent dans leur suite et le beau milliardaire ne tarde pas à m'emmener dans la sienne. En fait, je ne couche pas avec ceux que je drague, c'est devant Tom mais derrière, je m'en fous d'être seul.
Je m'assois sur lit et lui à côté de moi, il commence à m'embrasser et à s'allonger sur moi, ses caresses devenant plus pressantes. Je l'arrête.
- Je suis désolé. Je ne peux pas.
- Comment ça, tu peux pas.
- Je ne peux pas, je n'y arrive pas.
- Si crois moi, tu peux et tu n'as pas vraiment le choix.
Il attrapa violemment mes poignets et arracha le haut de ma robe. Je commençais à sangloter et à trembler de peur.
- Un bruit et je te bute !
Il remonta le bas de ma robe. Je me débattis comme je put et pu lui mettre un coups dans les parties et courir hors de la chambre avant qu'il me rattrape. Je ne savais pas où allez alors j'avançais droit devant moi. Je n'avais personne et j'étais effrayé. J'arrivais au 4éme étage. La chambre de Tom se trouvait là. Je couru tout le long du couloir juste devant sa porte. Je toquai à la porte comme une dingue, elle s'ouvrit au bout de quelques minutes. Ce n'était pas Tom mais son frère.
- S'il te plait, il faut que je voit Tom, lui dis je affolé.
Il me regarda de haut en bas, constatant mon état, ma robe déchiré, me dévoilant un peu.
- Je regrette, c'est pas possible, me répondit-il.
- Je t'en supplie c'est important.
- Sa paix aussi c'est important. Tu t'es foutu de lui, tu crois quand même pas qu'il va te pardonner comme ça.
- Quoi ?
- Ecoutes, je suis au courant de votre histoire, maintenant, s'il te plait, va t'en.
- Non, attend, je te jure c'est important. Je t'en supplie, laisse moi lui parler juste une minute.
- Bon, je peux rien faire pour toi. Prends ça et pars, me dit-il en me tendant une liasse de billets.
- Quoi ? Mais je n'en veux pas. JE NE SUIS PAS UNE PUTE.... TOM !!! TOM !! Hurlai-je en essayant de pousser son frère.
- Sa sert à rien !!
Il me repoussa et ferma la porte. Je tapai encore quelques coups dessus avant de m'effondrer.
J'attendis une heure devant la porte jusqu'à ce que j'entend des bruits de pas. Je me redressai de peur que se soit le milliardaire mais ce ne fût que Georg et le dernier membre du groupe.
- Max ? Sa va ? Je te présente Gustav.
Je lui souris.
- Qu'est ce qui se passe ? Tu as un problème ?
- Je... En quelque sorte.
- Qu'est –il arrivé à ta robe ?
- Je... S'il te plait Georg, aide moi.
- Bien sur.
- J'ai besoin de voir Tom.
- Tom ? Pourquoi Tom ?
- Je ne peux pas en parler. Mais c'est important. Son frère ne veut pas me laisser le voir.
- Tu es cette fille, dont il parle sans arrêt ? Me demanda Gustav.
Je ne répondis pas mais mon regard suffit à lui donner sa réponse.
- Il ne veut plus te voir, ajouta-il.
- Georg... Je t'en supplie, crois moi c'est important. Je ne veux pas lui faire de mal ni rien, j'ai juste besoin de lui parler une minute. C'est vraiment urgent, s'il te plait Georg, je t'en prie.
Je ne sais si c'est ma sincérité ou mes larmes qui l'ont décidé mais il ouvrit la porte, appela Tom, prétextant un truc lourd à porter. Celui-ci arriva et quand il me vit, il commença à entrer. Il fut pousser dehors par Georg qui referma la porte. Sans carte magnétique, Tom ne pouvait entrer.
- Qu'est ce que tu veux ? Me demanda-t-il froidement.
- Tom... Je suis désolé, Tom.
J'étais en pleurs et avait du mal à articuler. Je cachais mes poignets douloureux et me frottais nerveusement le bras.
- Un qui n'as pas voulu de toi ? Alors tu viens me chercher ?
- Non, Tom. J'ai besoin de toi.
- Désolé, c'est fini.
- Tu ne comprends pas.
- Ecoute, on s'est foutu dans une situation de merde, On est tous désolé, maintenant s'il te plait part, avant que ce ne soit trop dur.
Il frappa à la porte et son frère vint lui ouvrir me lançant un regard noir. Il entra et tenta de fermer la porte mais je mis mon pied. Je poussai un cri, étant en escarpin, la lourde porte m'avait arraché la peau d'un côté du pied, mais je m'en foutais.
- TOM, S'il te plait, j'ai peur.
J'avais mis mes mains contre la porte et il pu voir les grandes traces rouges sur mes poignets. Il rouvrit aussitôt la porte.
- Aide moi, je t'en supplie.
- Qui t'as fait ça ? Qu'est ce qui t'es arrivé ?
- Je.... Il... Il a dit qu'il voulait me tuer si je ne voulais pas.... Il voulait me forcer... Je ne voulais pas.... Je voulais juste te rendre jaloux pour que tu reviennes... Je ne voulais pas que ça aille aussi loin.... J'ai vraiment peur Tom.
Il semblait réfléchir. Il me regarda froidement comme s'il n'avait rien cru de ce que je lui avais dit.
- Retourne dans ta chambre, Max. Je ne peux rien pour toi.
- TOM !!!
- Je ne veux plus te voir !!!
- TOM !!!!
Il avait refermé la porte me laissant seule. Après plusieurs minutes, je du me résigner au fait qu'il ne m'ouvrirait plus. Je repartis dans ma chambre. Je ne pensais pas qu'il aurait raison sur le fait qu'il ne me verrait plus car en passant la porte ce soir là, je ne me doutais pas que je venais de signer mon arrêt de mort.
Quelques jours plus tard – point de vue externe
Tom et son groupe avaient quitté l'hôtel peu après que Max ait regagné sa chambre afin de se rendre dans une autre ville pour un concert.
Il était aujourd'hui de retour à Berlin, pour un autre concert. Ils venaient de finir et étaient tous assis dans la loge, exténué. 2 hommes en costumes et quelques policiers entrèrent dans la pièce montrant leurs plaques.
- Tom Kaulitz.
- C'est moi, répondit l'intéressé.
- Veuillez vous levez.
Tom se leva du fauteuil et l'homme s'approcha de lui avec 2 policiers.
- Tom Kaulitz, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Max Hadisson. Vous pouvez garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.
- Quoi ??? Mais je n'ai rien fait !!!
- Vous expliqueriez ça au juge.
- Tom !!! Lâchez le, il n'a rien fait !!!! Hurla son frère.
Ils embarquèrent Tom, menottes au poignet. Un autre policier retint Bill, qui tentait de récupérer son frère. Tom baissa la tête les larmes aux yeux. Il était accusé d'un meurtre qu'il n'avait pas commis. Et en plus de ça, la victime était la fille qu'il aimait.
Quelques heures plus tard
Tom était assis depuis des heures dans cette salle minuscule et sombre. L'inspecteur prenait du plaisir à le torturer. Il lui avait montré des photos du corps de Max. Il avait fondu en larmes devant l'horreur des clichés. Elle était mort étranglée.
- Je répète que faisiez vous le 10 décembre à 1h32 du matin ? Demanda l'inspecteur.
- Je vous le répète, je faisais mes valises. On s'en allait à 2h pour Hambourg.
- Comment avez vous trouvez le temps de faire vos valises, d'aller assassiner cette jeune fille, de vous débarrassez des preuves tout en à peine 30 minutes ?
- Je ne l'ai pas tué !
- Des témoins affirment que vous vous disputiez. C'est vrai ?
- Oui.
- C'est pour ça que vous l'avez tué ?
- Je ne l'ai pas tué !!
- Comment ça a été ? Un accès de fureur et vous l'avez étranglé.
- JE NE L'AI PAS TUÉ !!!
- Expliquez nous votre relation.
- On couchait ensemble. Mais après un différent, on a arrêté. Elle couchais avec d'autre homme pour me rendre jaloux.
- Crime passionnel. Intéressant.
- Je n'aurai rien fait de tel. Je ... L'aimais trop pour ça.
- Pourquoi vous disputiez vous ce soir là ?
- Elle est venue me voir. Elle avait besoin d'aide. Je ne voulais pas la voir, je voulais l'oublier. Mais elle m'a dit qu'elle avait peur. Elle parlait de quelqu'un, d'un homme, qui voulait la forcer à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas. Elle a dit qu'il la tuerait si elle ne faisait pas.
- Cet homme c'est vous, monsieur Kaulitz.
- Non !! Non !! Demandez au reste du groupe, au producteur, j'étais avec eux !
Une femme entra et coupa la conversation.
- Monsieur. De nouvelles analyses sont arrivées. Il semblerait que la victime ait subit un viol. Et les analyses de spermes prouvent que Monsieur Kaulitz est innocent.
- Oh. Très bien.
La femme ressortir et l'inspecteur se tourna vers Tom.
- Je suis désolé pour ce malentendu, monsieur Kaulitz. Vous êtes libre de partir. Escusez nous pour le dérangement et mes sincères condoléances.
Tom repartit à pied, dans le froid et la pluie. Il pleurait. Max l'avait quitté. Leur relation avait été chaotique mais il était sur qu'avec du temps, il aurait trouvé une solution, réussit à lui pardonner et pourquoi pas, finit ensemble.
Mais il n'en aurait pas l'occasion.
Et cet inspecteur, qui l'avait harcelé pour lui faire avouer un crime qu'il n'avait pas commis. Le laisser partir comme ça, comme ci de rien n'était. Il en voulait à tout le monde. A Max d'avoir été comme elle était. A Bill d'avoir voulu trop le protéger. Mais il s'en voulais surtout à lui. S'il n'avait pas fait de connerie avec cette blonde, tout serait encore comme avant. Il serait avec Max dans leur chambre, testant la douche, le balcon, la table...
Il continua à errer comme ça pendant des heures. Jusqu'à ce que la fatigue ait raison de lui.
21 décembre – Dans un cimetière
Tom était devant sa tombe à elle. Il avait apporté des orchidées. On ne voit pas d'orchidées sur les tombes mais il s'en fout après tout. C'était ses fleurs préférées. Avec les lys et les roses. Les larmes coulent silencieusement sur ses joues. Il aimerait tant revenir en arrière mais il ne peut pas, il le sait.
-Mon Dieu, Max... Je suis désolé... Vraiment... Si tu me vois de la haut, tu dois tellement m'en vouloir. J'ai vraiment été con. Je pouvais t'aider, j'aurai du. Tu serais encore là. Tout ça c'est ma faute. Je m'en veux terriblement. On s'en veut tous. Même Bill, s'il avait su. Mais c'est moi le fautif... On a tout foutu en l'air alors que mine de rien on était fait l'un pour l'autre. Je t'aimais Max et je t'aime encore. J'espère que tu es mieux là-haut. Que toute cette histoire t'a apporté la paix comme moi elle va me hanter et me faire culpabiliser toute ma vie. Mais c'est ce qu'il me faut Max. Je veux avoir mal toute le reste de ma vie, parce que c'est ce que je mérite. Pardonnes moi Max. Pardonnes moi. J'ai besoin d'un pardon et moi-même, je ne me pardonnerai pas. Je t'aime Max. Je viendrais te voir, aussi souvent que je le peux. Et je resterai là à te parler, à demander ton pardon. Au revoir Max.Il repartit après avoir déposer les fleurs. Ses pieds crissaient dans la neige. Sa silhouette disparut peu à peu.
Fin du point de vue externe
Ne t'en veux pas, Tom. Je te pardonne. Je te pardonnerai toujours car je ne t'en ai jamais voulu. La seule fautive c'est moi et moi seule. J'ai exagéré un jour, je t'ai fait payer ensuite et je t'ai rendu malheureux. Ta réaction, ce soir là, était légitime. Je ne peux t'en vouloir Tom. Tu sais je respire ici. C'est blanc, contrairement au détour que ma vie avait pris. Sombre. Ici, je n'ai pas besoin de me cacher derrière ma coquille pour me montrer forte. Je n'ai pas besoin, on n'est pas jugé ici. Et puis je te vois d'ici, Tom. Je m'assure que tu vas bien. Arrêtes de t'en vouloir et vis. Pour moi. Vis à ma place, profites et respire l'air à plein poumons. Profite de chaque instant. Ne m'oublis pas. Pense à moi dans les moments joyeux et ne te renferme pas. Sois heureux, Tom. Et n'oublie pas le plus important. Je t'aime Tom.